La fièvre monte avant le match de qualification à Lisbonne
Le Portugal a beau être connu comme un pays où le football est roi, en ce moment toute la nation est prise d’une passion pour le rugby alors que l’équipe nationale est en passe de faire sa première apparition sur la scène mondiale du rugby.
Seul l’Uruguay se trouve sur le chemin du Portugal pour accéder à une place dans la Poule C aux côtés de la Nouvelle-Zélande, de l’Écosse, de l’Italie et de la Roumanie. La première manche de ce tour de qualification en matches aller et retour se disputera à l’Estadio Universitario de Lisbonne dans la capitale le samedi 10 mars.
Les Portugais s’attendent à une victoire face à l’Uruguay qui se situe actuellement à la 20e place du classement mondial officiel de l’IRB, c’est-à-dire un rang au-dessus du Portugal. Le match retour aura lieu à Montevideo le 24 mars, à l’issue duquel sera déterminé le dernier pays à se qualifier pour la Coupe du monde de rugby 2007.
« Oui, en ce moment les Portugais parlent plus de rugby [que de football] et cette équipe est une référence pour tous, en raison de son attitude, de sa passion et de son courage », a déclaré l’entraîneur de l’équipe portugaise, Tomaz Morais, cette semaine à Total Rugby.
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">Écoutez Tomaz Morais du Portugal, Rodrigo Capo et Nicolas Inciarte de l’Uruguay et bien d’autres encore >>
« Certains nous demandent des nouvelles de l’équipe nationale, si les joueurs vont bien, s’ils se sont bien préparés. Les Portugais s’attendent à un bon résultat et à une victoire contre l’Uruguay, et aussi à ce que leur équipe se qualifie pour la première fois pour la Coupe du monde. »
« Ces matches représentent les plus importantes rencontres dans l’histoire du rugby portugais. Et pour nous, compter parmi les équipes qualifiées pour la Coupe du monde serait tellement important. »
Du déjà-vu ?
Ce n’est pas la première fois que le Portugal et l’Uruguay se rencontrent en phase de repêchage. Les Sud-Américains avaient triomphé il y a huit ans - 46 à 9 à Montevideo puis 33 à 24 à l’Estadio Universitario de Lisbonne - ce qui leur avait valu leur première apparition à la Coupe du monde de rugby de 1999.
Avec le temps, nous verrons bien si l’histoire se répète ou si un nouveau venu fera son apparition à la Coupe du monde de rugby, mais l’affrontement promet d’être serré au vu des deux dernières rencontres entre ces deux équipes : le Portugal l’avait remporté 20 à 6 à Lisbonne en novembre 2005 et l’Uruguay avait gagné 20 à 14 à Montevideo en septembre dernier.
Pour autant, Tomaz Morais ne sous-estimera certainement pas le défi que lui lancera l’Uruguay, même si dans l’idéal, il préfèrerait que le Portugal joue le deuxième match à domicile avec Los Teros.
« L’Uruguay est une bonne équipe ; elle possède un pack d’avants très« L’Uruguay est une bonne équipe ; elle possède un pack d’avants très fort et des arrières très rapides. Nous savons qu’ils ont demandé [pour les matches contre l’Argentine et l’Australie au pilier] Patricio Noriega de les aider et cela aura certainement une très grande importance », a ajouté Tomaz Morais.
« Il est plus difficile de jouer le deuxième match à l’extérieur, mais notre équipe joue parfois mieux lorsque la difficulté est plus grande. Aujourd’hui nous savons que ce qui compte c’est de se concentrer pour gagner le premier match à Lisbonne. »
Pas de pression
Le Capitaine d’Uruguay Rodrigo Capó, dont l’équipe a dû passer par les repêchages après avoir perdu contre les Aigles des États-Unis sur deux matches, est sans aucun doute ravi que son équipe se déplace au Portugal pour le premier match avant de jouer ensuite le match retour à domicile à Montevideo.
« Oui, je pense qu’il est préférable de jouer d’abord à l’extérieur puis à domicile pour le deuxième match, pour la simple raison que vous ne devez pas vous rendre au premier match et sentir la pression de devoir marquer autant de points que possible », a expliqué Rodrigo Capó à Total Rugby.
« Nous sommes venus ici pour gagner, comprenez-moi bien, mais si nous ne gagnons pas, nous pouvons toujours retourner en Uruguay avec un déficit de cinq ou sept points et utiliser le soutien et les résultats dont nous bénéficions à domicile. »
Capó lui-même est un vétéran de la Coupe du monde de rugby 2003, il est l’un des 15 joueurs de la sélection d’Uruguay a avoir joué dans ce Tournoi, dont huit d’entre eux ont aussi joué en 1999, et le numéro 8 estime que cette expérience sera importante pour Los Teros.
« Ça aide beaucoup d’avoir des joueurs qui ont vécu ces situations auparavant. Lorsqu’une équipe passe par des moments difficiles, ce sont ces personnes qui se redressent et vous disent comment vous allez revenir dans le jeu », a-t-il ajouté.
Défi dur à relever
L’entraîneur des avants uruguayens, Nicolás Inciarte, écarte toute suggestion comme quoi son équipe serait favorite pour se qualifier pour une troisième Coupe du monde de rugby successive, et insiste sur le fait que ses joueurs doivent être au top pour obtenir le résultat qu’ils désirent.
« Le Portugal a affronté le Maroc, l’Espagne et Montpellier ces dernières semaines. Pour nous, c’est l’été, et par conséquent nous n’avons pas été très actifs de notre côté. Je pense que nous avons une chance de gagner, mais je ne crois pas que nous sommes les favoris pour autant », a déclaré Inciarte à Total Rugby.
« Nous les avons vus, mais seulement en vidéo, pas en chair et en os. Il s’agit d’une équipe puissante et ils possèdent un style de jeu intéressant. Nous devons les respecter, surtout pour la manière avec laquelle ils conservent le ballon. Notre défense devra être très vigilante pour les tenir à distance. »
« Nous avons l’intention de gagner cette rencontre mais je pense qu’un bon résultat serait de jouer un match serré dans lequel aucune équipe n’obtient un avantage significatif. »








